La Saint-Jean nous ramène aux marches d 'un des plus prestigieux témoignages régionaux de notre passé. la commanderie de piéton
Du portique blanchi fièrement décoré de la croix de Malte,  il ne reste plus que deux piliers faméliques pour encadrer l'entrée de la ferme de la Commanderie des Hospitaliers de Saint-Jean à Piéton.
Piéton doit une grande part de sa renommée européenne aux chevaliers de St-Jean de Jérusalem, venus au XIVe siècle reprendre la place abandonnée par les Templiers.
L'ordre de Malte, ainsi qu'on l'appelle également depuis que Charles Quint fixa le siège de cette compagnie dans l'île Méditerranéenne, vit le jour au temps des croisades sous la royauté de Godefroid de Bouillon. Créé sous le nom de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem , il réunissait en principe des religieux hospitaliers qui desservaient un hôpital bâti à Jérusalem pour les pélerins d'Europe et dont l'église était dédiée à St-Jean-Baptiste. L'ordre était à la fois hospitalier et militaire.
Ses armoiries, que l'on retrouve en maints endroits à Piéton, consistaient en une croix d'argent à huit pointes sur un champ de gueules.
L'ordre connût bien des avatars jusqu'en 1797, date à laquelle Napoléon s'empara de Malte et dispersa les frères.
Les hospitaliers de St-Jean possédèrent des biens considérables en Europe et ce , dès le commencement du 12e siècle.
L'administration de ces biens (maisons, champs, dîmes, fermes et châteaux) nécessita la création de toute une chaîne de relais, sorte de succursales où les frères vivaient en communauté... ce fût l'origine des commanderies.
Ces maisons comprenaient habituellement un hôpital tenu ou gardé par un ou plusieurs religieux, une chapelle dédiée à Saint-Jean et des bâtiments de ferme.
Après l'annexion de la maison des Templiers de Piéton par l'ordre de St-Jean, le «centre» de Piéton devint le chef-lieu de cette vaste juridiction.  
Suite ---->
 
 

 

 
     
 

Webmaster et © Copyright Gérard