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La
COMMANDERIE des HOSPITALIERS de St-JEAN
3éme partie
Parmi d'autres biens, l'ordre possédait en
rue d'Havré à Mons (fin du XVllle s.) un hôtel qui lui servait de
refuge, sorte de pied à terre installé au chef-lieu du Comté. Les
Hospitaliers de Piéton entretenaient d'ailleurs des rapports mûrs avec
le chapitre des chanoinesses de Ste-Waudru à Mons et dont ils tinrent à
orner l'église d'un vitrail illustré de leurs armes.
La Commanderie possédait de surplus, en plusieurs localités, des rentes
seigneuriales s'élevant aux environs de 1770 à 415 livres et 17 sols
argent. A Piéton, les Commandeurs exerçaient leur autorité par le
truchement d'un mayeur, d'un bailli et d'un sergent d'ordre qu'ils
nommaient eux-mêmes.
Depuis que la gestion de la Commanderie n'était plus assurée par des frères
profès, les commandeurs nobles séculiers déléguaient à des «professionnels»
les tâches administratives. Ces personnages portaient le titre
d'Administrateur Général de la Commanderie magistrale du Hainaut et
Cambrésis dite du Piéton...
Ajoutons encore que les gardes forestiers et les serviteurs des établissements
de la Commanderie portaient livrée aux armes de l'ordre du Piéton.
Piéton conserve, jalousement caché en ses campagnes, ses rues
tortueuses, ses sentiers et ses bois, de multiples souvenirs des
Hospitaliers... fiers de leur passé, les derniers édiles eurent la joie
de voir conférer, à leur sceau communal, la croix de Malte et l'effigie
de St-Jean. Quelques pierres gravées affirment encore aux façades de
granges et du vieux presbytère leur appartenance aux hospitaliers.
L'Eglise de Piéton entourée de son cimetière demeure le dernier témoin
et le mieux conservé de la présence de l'ordre qui la fit édifier de
1778 à 1781... Le pèlerinage de St-Jean et sa procession résistent
vaillamment à la vogue du modernisme religieux actuel.
De ci de là, une vieille demeure, fidèle à son aspect d'antan, évoque,
malgré le poids des ans et sous des formes modestes, l'humble vie, calme
et tranquille du village qui, en dépit des bouleversements des deux
derniers siècles, permet à l'amoureux de sa terre de goûter encore à
la saveur d'un passé remarquable.
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